Outcast : un comic book diabolique

Outcast : un comic book diabolique

Outcast est un comic book américain à la sauce « horreur » créé d’après une histoire de Robert Kirkman (père de The Walking Dead), Paul Azaceta étant le dessinateur.

Ce qui est sûr, c’est que Kirkman a le chic pour inventer des histoires qui prennent aux tripes, d’entrée de jeu.

Outcast : des histoires d’exorcismes mais pas que

Outcast commence ainsi sur les chapeaux de roues, la première scène du bouquin annonce la couleur et plonge le lecteur dans le vif du sujet. Le premier tome est une mise en bouche où nous en apprenons plus sur Kyle Barnes, un jeune homme au passé torturé. Après une enfance plutôt heureuse, tout a changé pour lui un beau jour d’été où le mal est venu s’inviter sous son toit. Agé d’une trentaine d’années, il vit aujourd’hui comme un reclus, certainement convaincu que toutes les personnes qu’il approche sont touchées par une étrange malédiction. C’est cependant après une rencontre fortuite avec le révérend Andersen que Kyle Barnes va décider de s’allier avec lui pour affronter les forces du mal et se livrer à des exorcismes.

Ce premier tome tient toutes ses promesses. L’histoire va a l’essentiel, le rythme ne souffre d’aucun temps mort, tout s’enchaîne de manière très fluide et ça fonctionne : il y a de fortes chances pour que vous parcouriez le livre sans le lâcher.

Paul Azaceta, l’illustrateur, à un trait bien particulier. Cela peut paraître brouillon à première vue et ce n’est généralement pas trop mon truc mais après quelques pages, on s’habitue à ce style qui colle finalement diablement bien à l’histoire. Il y aurait presque un côté sale là-dedans qui renforce le caractère glauque d’Outcast. Encore une fois, Azaceta va a l’essentiel lui aussi et ne s’embarrasse pas de trop de détails. Le mélange de dialogues et de dessins est formidablement bien réussi.

Possession, voilà le titre du premier tome. Il résume à lui seul l’ambiance et l’histoire qui vous attend et promet de bien belles choses. Si on pourrait s’attendre à une débauche d’effets de scène en tout genre, il n’en est rien. Cet opus constitue plus une mise en bouche qu’autre chose et s’avère très utile. On en apprend plus sur Kyle Barnes, sa jeunesse, ses premiers combats aux côtés du révérend Anderson.

L’histoire d’Outcast se prêtant magnifiquement bien à une adaptation à la télévision, une série vient à peine de débuter et est diffusée sur Cinemax (Banshee). Elle reprend la trame principale même si les scénaristes ont pris quelques petites libertés pour donner aux téléspectateur de bons moments de télévision.

Si il y a un comic book a lire en ce moment, c’est bien celui là.

Images : copyright Editions Delcourt

En bonus, voilà une séance de dédicace de Paul Azaceta lors du festival d’Angoulême en 2016, quel précision dans le trait.

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