Sinister : des bobines super 8 qui piquent

Sinister : des bobines super 8 qui piquent

Comme dans chaque catégorie de long-métrage, en ce qui concerne les films d’horreur, il existe une poignée de mythes (merci MM. Friedkin et Carpenter <3) mais tellement d’abominations. Sinister fait partie de ces œuvres bâclées qui, mieux travaillées, aurait peut-être pu sortir un peu du lot…

Sinister

Sinister : ça partait plutôt bien…

L’idée de base était relativement bonne : de vieilles bobines de films en 8mm, un projecteur Super8, une entité maléfique, un écrivain à moitié alcoolique, un enfant atteint de terreurs nocturnes.

Quand un auteur a succès décide d’installer sa petite famille dans une maison où ont eu lieu des meurtres inexpliqués, cela peut déboucher sur quelques incidents. Si en plus, l’écrivain découvre des films sur lesquels s’y trouvent des scènes de crimes dont celle qui s’est déroulée dans sa maison, cela peut vite le rendre paranoïaque. Bien décidé à comprendre pourquoi et par qui ont été perpétré ces meurtres, il va finalement mettre en danger tous les membres de sa famille.

…mais ça devient vite ennuyeux

Sinister déballe son lot de phénomènes terrifiants qui vont crescendo. Manque d’originalité, platitude, ce film ne brille pas par sa mise en scène.

Que dire de l’entité maléfique qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Jigsaw ?! Une vaste blague. Remboursez nos in-vi-ta-tions ! Sous prétexte d’être une entité païenne datant de Mathusalem, on nous sort un visage de fantôme de l’Opéra. En tant que lutins du Père Noël ses plus fidèles lieutenants, des enfants aux visages blafards. On rigole tout de suite ou on attend la fin du film ?

Les cinq dernières minutes ont été mal exploité pour ne pas dire terriblement bâclé. On encaisse plus d’une heure trente d’un film mou en espérant que la fin nous laissera cloués sur nos fauteuils. Passez votre chemin et vous éviterez d’être déçu.

J’avais été séduit par « L’exorcisme d’Emily Rose« , le premier film de genre de Scott Derrickson. Pour son deuxième essai, l’alchimie ne prend pas une seule seconde. Désolé mais là c’est carton rouge !

On rage quand on sait que les petits films tournés en Super 8 fonctionnent plutôt bien et nous plongent dans une certaine peur dans la mesure où les meurtres filmés seraient dignes d’un véritable psychopathe. Le réalisateur aurait du creuser et aller vers cette noirceur malsaine et non nous livrer des scènes décousues de recherche de fantôme dans les couloirs et le grenier d’une maison plongée dans l’obscurité. Il y avait de l’idée qui a été bien mal exploité. Dans le même style, j’ai préféré de loin Silent Hill Revelation.

La bande annonce

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