Bates Motel : le semi-prequel détonant de Psycho

Bates Motel : le semi-prequel détonant de Psycho

Bates Motel est une petite bombe dans le monde des séries TV et peut se targuer de tirer haut la main son épingle du jeu. Prequel du mythique Psycho d’Hitchcock, ce nouveau show détonant met en scène le jeune Norman Bates et sa mère Norma dans une petite bourgade des Etats-Unis.

Bates motel

Bates Motel : un semi-prequel qui tue

Revoilà que déboule sur nos écrans cette bonne grande folle de Norman Bates, un bon cinglé qui, comme tout le monde le sait, ne gardera pas ses couteaux bien longtemps pieusement rangés dans le fond d’un tiroir de la cuisine.

Stop on arrête tout les guys ! Qui n’a jamais vu Psycho ? Qui ne connait pas le nom de Norman Bates ? Yo mama, toi au fond, fais pas ton timide y a pas de honte. Alors ce que tu peux faire, c’est qu’avant de te plonger dans cet article trop swag, je te propose d’aller faire un petit saut sur Google et te rencarder un peu sur l’histoire de Psycho, un film culte qui est sorti en 1960. Ceux qui l’on vu comprendront assez vite pourquoi ce film a été considéré comme un véritable chef d’œuvre à l’époque. Belle mise en scène, sobre et très travaillée, et alors le cisaillage de la pin-up sous la douche, une tuerie !

Bon, on peut y aller maintenant ? On n’est pas là pour enfiler des perles. D’entrée de jeu, sans suspense, je peux le dire : Bates Motel est peut-être la nouvelle série de l’année (!) Diffusée le 18 mars 2013 sur la chaîne A&E, le show avait attiré 3 millions de curieux (à titre de comparaison pour vous donner une idée, chaque épisode de The Walking Dead attire environ 10 millions de téléspectateurs). Depuis, les audiences ne cessent de grimper et pour cause, cette série à tout pour plaire. Breakings news, ça sort du four : A&E vient de commander une seconde saison.

J’en vois déjà se demander pourquoi j’ai qualifié le show de semi-prequel : tout simplement parce que l’histoire de Bates Motel ne se déroule pas tout à fait dans les années 40. Norman est un ado connecté au monde grâce à son Iphone, ici les hommes ne portent plus de bretelles ni de chapeaux et ne conduisent plus des vieilles voitures qui auraient leur place dans Pimp my car. Welcome en 2013 les dudes. En revanche, la maison et le motel paraissent plus vrais que nature, copies quasi-conformes aux originaux et ça c’est un bon kiffe !

Bates Motel : la naissance d’un fou furieux

Le truc dans Psycho c’est qu’on comprend sur le tard (et encore pas tout à fait) pourquoi Bates est un personnage aussi frappé. En revanche, pas mal de gens auraient aimé en savoir plus sur sa jeunesse. Et là bim ! Pour ça, il y a Mastercard Bates Motel : on va voir défiler une partie de l’adolescence d’un psychopathe. Je vous la fais courte : après la mort tragique de Mister Bates père, son épouse gorgeous à souhait (incarnée par Vera Farmiga) décide de changer totalement de vie en rachetant un vieux motel pourrave et emménage avec son fils Norman (incarné par Freddie Highmore) dans la ville mystérieuse de White Pine Bay. NARMOL ! Hey Alfred on aurait bien besoin de toi derrière le steadycam !

Pas de perte de temps, dans le premier épisode, le ton est donné et on peut se faire une première idée sur les profils psychologiques des deux protagonistes principaux. Autant vous dire que la mère et le fils sont complètement barrés sous leurs airs de pas y toucher. Pas de spoil ici, just watch it vous ne serez pas déçus !

Bates Motel

Bates Motel : la série qui a tout pour plaire

Sans en dévoiler trop, qu’est-ce qui va faire sortir du lot cette série ?

Les atouts de la série : des personnages tout feu tout flamme

Hormis les multiples névroses et toute l’ambivalence des caractères de Norma et de son fils, on notera les très belles performances d’acteurs de Vera Fermiga et de Freddie Highmore : on arrive dès les premières minutes à voir où ces deux là souhaitent nous amener.

Le mythe de cette zinzin de Norman Bates est le premier attrait de la série. C’est beau de le voir tout jeune, la mèche rebelle mais pas trop, le genre d’élève modèle en classe qui finit toujours par attirer les petites minettes les mieux gaulées du bahut. Là où cela va devenir amusant, c’est que nous allons assister à l’émergence d’un psychopathe et nous pourrons peut-être le voir s’épanouir dans une certaine folie. Dans le premier épisode, on le sent déjà lutter contre sa bonne conscience : « une fille m’a invité à venir étudier à la bibliothèque du lycée alors qu’il est 22 heures  faire la grande folle à une soirée déguisée, j’y vais, j’y vais pas ? Allez, je désobéis à Mère et je fais le mur, oulàlà je suis un peu fou-fou ! » C’est gentillet, ça ne paye pas de mine mais le compte à rebours a malheureusement commencé. Il ne va pas falloir bien longtemps avant qu’il enfile son tablier de boucher ce sale gosse !

Quant à Norma la maniaque, elle a l’air d’une allumeuse aux penchants psychopathes. Cette femme est plus froide qu’un glaçon et surement plus machiavélique que le roi Joffrey de Game of Thrones. Il nous suffit de voir la première scène du pilote pour comprendre qu’elle est dénuée de toute émotion. Il y a aussi le bon shérif des familles qui a la tête de l’emploi, il n’a pas l’air bien net celui là (OK délit de sale gueule, je mérite la biscotte).

Bates Motel 

Les atouts de la série : un environnement mystérieux

Ensuite on a White Pine Bay. Au premier abord, on dirait que la ville n’est peuplée que de Charles Ingalls en puissance mais à y regarder de plus près, c’est plutôt tout le contraire… Et vas-y que je fais cramer le voisin dans sa nouvelle BMW flambant neuve, vas-y qu’on en retrouve un corps enflammé en centre ville. Une petite bourgade paisible on vous dit, venez y passer vos Dimanche. Phénomènes étranges à venir dans Bates Motel, prévenez Mulder et Scully.

Les atouts de la série : une intrigue étoffée

Les personnages et l’environnement devraient rendre la série attrayante. À tout cela vient s’ajouter l’histoire propre du motel: avec l‘objet que trouve Norman sous le tapis de la chambre numéro 1, chacun pourra laisser libre court à son imagination en concevant des histoires plus folles les unes que les autres. L’épisode se termine par une scène assez troublante qui renforce l’idée que définitivement, Bates Motel en a dans le ventre et promet de nous faire voyager durant cette première saison qui comptera dix épisodes.

Bates Motel : la bande annonce

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce(s) premier(s) épisode(s) ? Vous avez adoré, vous êtes restés sur votre faim ? Vous avez trouvé ça intrigant ? Allez-y, exprimez-vous, au pire prenez le temps et installez-vous confortablement dans la chambre une, elle est libre en ce moment. Si vous avez faim, on peut même vous apporter un sandwitch ! #lesVraisSavent

Dans un tout autre style, si vous aimez les séries qui font voyager, je vous conseille Vikings, la série d’History mettant en scène Ragnark Lothbrok.

Share This

About the author

Editeur du blog de jeux vidéo et cinéma Seyth.com, je partage mes avis sans langue de bois sur cet espace. N'attendez-plus et rejoignez-moi sur Twitter

View all articles by Seyth

2 comments

  1. Pingback: Vikings : la série du moment à ne pas rater

  2. Pingback: Under the dome : un vase clos

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *