D.26 : Fuji-san je ne te vois pas – Japon 2010

D.26 : Fuji-san je ne te vois pas – Japon 2010

Avant hier rappelez-vous, j’étais au Fuji-Q Highlands, au pied du Mont Fuji, aujourd’hui retour dans la région pour une ballade sur un lac, un tour sur le mont Kachi-Kachi puis relaxation dans un onsen. Tout un programme…

C’est donc assez tôt que nous quittons Tokyo pour nous rendre tout près du Fuji-san en espérant enfin le voir puisqu’hier malgré un temps sec mais clair, ce monument a échappé à l’objectif de mon appareil photo. C’est assez confiant que je suis parti de la capitale puisqu’il faisait relativement beau. Arrivée sur place, après 2 heures de trajet en bus et plein d’espoir, il était grand temps de parcourir le lac entouré par un paysage verdoyant, très beau. Et là, devant moi, au beau milieu de la ballade, rien, le néant, un rideau de nuages devant la montagne sacrée. Aujourd’hui encore, je ne ferai aucune photo du Fuji. 😥

Qu’à cela ne tienne, une fois de retour sur la terre ferme, nous espérions que Eole soit clément avec nous et balaye tous les nuages le temps que nous puissions avoir l’opportunité de voir le Fuji-san du haut de notre montagne. Direction donc la station de téléphérique mais avant cela, Tadashi, notre accompagnateur du jour, nous raconta un conte en relation avec le petit mont que nous allions gravir en téléphérique. Voici donc ce conte étrange (merci Wikipédia) :

« Il était une fois un vieil homme et sa femme qui avaient adopté un lièvre comme animal de compagnie… Un jour, un blaireau venant à passer par là, mange la nourriture du lièvre. Le vieil homme, entrant dans une colère noire, se saisit de la bête, l’attache étroitement contre un arbre et part couper du bois dans la montagne. Pendant ce temps, sa femme s’occupe de moudre de la farine pour le repas du soir. C’est alors que le blaireau, les yeux rempli de larmes, supplie cette dernière de défaire ses liens. Prise de pitié, la veille femme obtempère. Sitôt libéré, l’animal, peu reconnaissant, la menace de se venger sur le champ de ce que lui avait fait subir son mari. En entendant cela, le lièvre court dans la montagne prévenir son maître. Pendant son absence le blaireau tue la malheureuse femme et fait un bouillon avec son corps. Lorsque le vieil homme revient chez lui fatigué et affamé,  le blaireau, sous les traits de sa femme, lui propose un bouillon qu’il dit avoir confectionné avec la chair de l’animal et le sert. Une fois le repas terminé, la bête lui raconte comment elle s’est vengée. Le lièvre, déterminé à punir la mort de sa maîtresse, invite le blaireau à retourner dans la montagne en sa compagnie pour y chercher du bois. Son compagnon porterait le fagot pendant que lui-même ramasserait les branches mortes. Chemin faisant, il met le feu au bois. Lorsque le blaireau perçoit les craquements du fagot en train de brûler, il demande:- Eh !  Quel est ce bruit ?- Oh ! répond le lièvre, ce bruit est fréquent à cet endroit. C’est la raison pour laquelle on l’appelle la Montagne qui craque. Au fur et à mesure que les flammes s’amplifient le bruit devient de plus en plus important : Pop ! Pop ! Pop !- Quel est ce bruit ?- Cet endroit est appelé la Montagne qui fait Pop Pop. Les flammes finissent par atteindre le dos du blaireau. Hurlant de douleur, son dos calciné, l’animal saute dans la rivière toute proche. Voyant la possibilité de torturer son compagnon, le lièvre lui propose un remède qui, dit-il, est souverain contre les brûlures. Il confectionne donc un cataplasme de piment de Cayenne et l’applique bouillant sur le dos du blaireau. puis il le quitte. Une fois guéri, le blaireau se rend chez le lièvre pour lui reprocher ses actes. Il le trouve construisant un bateau qui lui servirait, dit-il, à rejoindre la capitale de la Lune et lui propose de l’accompagner dans son voyage.- L’expérience de la montagne m’a suffi, dit le blaireau. Je construirai un bateau pour moi seul. Joignant le geste à la parole, il entreprend de construire une embarcation en glaise.Nos deux compères mettent leur bateau à l’eau. Quand les vagues viennent heurter la proue des embarcations, celle du blaireau se délite complètement. Le lièvre, saisissant sa rame, frappe sauvagement l’embarcation du blaireau jusqu’à la mettre en pièces et noyer son ennemi. Il part ensuite raconter l’aventure à son maître. En entendant ce récit, le vieil homme comprend que sa femme est vengée et, plus que jamais, choyât le lièvre »

Je vous l’accorde, cette histoire est totalement étrange mais elle a le mérite d’exister. On trouve des statues de lapins et du blaireau partout sur le Kachi-Kachi yama… :roll: Arrivés en haut, nous y sommes restés pendant une heure, malheureusement nous n’avons pu entrevoir qu’une toute petite partie du côté droit du Fuji-san. Il nous fallait redescendre au village pour déjeuner.

Vint ensuite le moment tant attendu du onsen (j’apprécie vraiment ces moments de calme et de relaxation) et le moins que l’on puisse dire c’est que pour le calme c’était gagné, pour la relaxation cela aura été nettement plus délicat. Le thermomètre indiquait pourtant 42,5 degrés, cependant je n’ai pas pu rester plus de 5 minutes dans l’eau, bien plus chaude que celle des onsens où j’avais pu me prélasser auparavant. En ressortant, je ressemblais à un écrevisse…Le retour à Tokyo s’est fait dans le calme puisque tout le monde dans le bus dormait sans exception, le chauffeur également puisqu’un robot conduisait le bus j’en ai profité pour shooter quelques clichés puisque je me suis réveillé le premier.

Petit repas avec des amies japonaises avant d’enchaîner sur une soirée électro au Womb, un club de Shibuya, où Pascal mixait. Bonne ambiance, bon son ! Que du bon, le départ approche à grand pas malheureusement, ça sent un peu le sapin.

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Editeur du blog de jeux vidéo et cinéma Seyth.com, je partage mes avis sans langue de bois sur cet espace. N'attendez-plus et rejoignez-moi sur Twitter

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