D. 5 : après l’effort le réconfort – Japon 2010

D. 5 : après l’effort le réconfort – Japon 2010

Excursion aujourd’hui. Départ dès 9 heures de Tokyo en direction du Takao-san (高尾山), à environ une bonne heure en train de la ville qui ne dort jamais pour finir dans le onsen dernière génération sur l’île artificielle d’Odaïba à Tokyo.

Le but du jeu : une randonnée sur l’un des sentiers pour arriver jusqu’en haut et peut être avoir la chance de voir le Fuji-san… Avant d’accéder aux différents sentiers, il nous faut prendre un télésiège. Excellente idée me dis-je, sauf que les télésièges ne sont pas pourvus de garde corps et qu’il y a simplement 20 cm pour reposer ses fesses. Ajoutez à cela qu’il faut lever les jambes (et oui c’est ça d’être hors normes) à plusieurs reprises pour ne pas se les faire arracher au sol à l’approche des pylônes et vous obtenez une montée assez sportive !

La marche est ponctuée de visites de temples. Les locaux ont bien compris que le business c’est le business et chaque temple est entouré par des boutiques ce qui, à mon sens, gâche un peu le paysage. Néanmoins, on reste stupéfait par la beauté des lieux, je vous laisse juge :

Une fois arrivé en haut, nous avons pu apercevoir le haut du Fuji-san. Nous en avons profité pour déjeuner dans un petit troquet. Le Fuji-san c’est le petit bout de montagne que l’on voit en plein milieu au dessus des nuages.

La descente s’est faite à travers les bois, excellente idée car il faisait bien frais. En revanche, des araignées de 10 bon cm jonchaient les sous bois ! Sugoooooooï !

Après avoir terminé cette randonnée, nous avons pris cette fois une télécabine pour redescendre.

Il nous aura fallu ensuite une nouvelle heure pour rejoindre la gare de Shinagawa en train. Je n’ai pas pu m’empêcher de prendre en photo un couple de japonais s’adonnant à leur petite partie de jeux vidéos. Sans caricaturer, dans le métro ou le train, les gens dorment (tête sur les genoux ou tête en l’air), regardent les news sur leur portable ou bien ils jouent (sur console ou sur leur portable).

Arrivé à Shinagawa, il me fallait attendre une heure avant de partir pour la deuxième excursion à savoir le onsen situé sur l’île d’Odaïba, le Oedo Onsen Monogatari (大江戸温泉物語) , en face de Tokyo. Pour y accéder, nous avons pris une ligne de métro extérieure totalement automatisée qui circule entre autres sur le Rainbow bridge.

Un onsen est un lieu où on se détend dans des bassins alimentés par des sources chaudes. Le onsen d’Odaïba est moderne. C’est un véritable complexe, un parc d’attraction pour caricaturer. Il existe bien un onsen (non mixte) mais le vieil edo a été reconstitué tout autour et on porte des yukatas (vêtements de Printemps et d’été). De multiples jeux sont proposés pour les enfants mais aussi les adultes (on y trouve des bornes d’arcade), restaurants, lieux de massages, un petit bassin où on s’assoit autour et où les poissons viennent vous manger les peaux mortes des pieds (Doctor fish), etc.

J’avais pris l’option massage et on peut dire que le massage prodigué a été des plus tonique mais agréable, sauf quand la masseuse le masseur prend un malin plaisir à vous appuyer un peu trop fort dans le dos … 😈

Dans un onsen, on est totalement nu, il faut se laver « à la japonaise » avant et se doucher après. Chacun dans un petit box ouvert, on se lave donc en s’asseyant sur un petit tabouret et de nombreux produits de beauté sont alignés en face de vous : savon liquide pour le corps, shampoing, après shampoing, savon pour les gommages. Je dois bien avouer que j’ai pris beaucoup de plaisir à me laver de cette manière. Pour se rincer, un pommeau de douche en hauteur ou une petite bassine en bois à remplir d’eau que l’on utilise ensuite en la versant sur la tête.

Ensuite, les joies des eaux chaudes s’offrent à nous !

Nous sommes rentrés vers 23 heures, nous attendions certains de nos compères qui étaient sortis à Akiba puisqu’il ne venaient pas au onsen. Ils sont arrivés vers minuit. Le temps de planifier la journée de samedi, je suis parti à minuit passé en étant assuré d’avoir le dernier train.

Et bien … oui, j’ai eu le dernier train. Le problème c’est que sur la Yamanote qui est circulaire, à un moment donné le train s’arrête. Sur la petite douzaine de stations qui m’amènent de l’hôtel Shinagawa où logent la plupart de mes collègues à mon lieu de vie, le train s’est arrêté à l’avant dernière, à Ikebukuro (池袋). Je me dis que c’est « finger in the nose », je vais me faire la dernière station à pied. Je sors mon mot magique à un vieux monsieur qui vendaient je ne sais quel produit dans la rue : « sumimasen » (excusez moi) puis ensuite comme d’habitude le langage des signes commencent pour lui demander par où partir pour rejoindre Otsuka (ma station). Par chance, un salary man me vient en aide : « hey, do you need help ? » « Yes » lui dis-je. Très sympathique, il demande au vieux monsieur combien de temps il faut pour rejoindre ma station à pied puis il me donne la réponse : 30 minutes. Ok ! J’ai compris, pour le coup déjà c’est long pour une station et même si je me repère facilement là, je vais me perdre, ce sera taxi. J’ai donc expérimenté le taxi pour la première fois à Tokyo, c’est marrant, les portes arrières s’ouvrent et se ferment automatiquement.

Demain, le Tokyo Game Show avec Gran Turismo 5 ! Yatta ! ! 😀

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