D.24 Mon Tokyo / Yokohama safari – Japon 2011

D.24 Mon Tokyo / Yokohama safari – Japon 2011

BrrrrZzzBrrr … La climatisation tourne à fond dans l’appartement. Pas de doute, nous sommes bien en été à Tokyo. La journée risque d’être tout aussi rude qu’intéressante dans les rues de Tokyo et de Yokohama !

C’est non sans mal que je décida de m’extirper du lit ce matin ne supportant plus la chaleur étouffante de ma chambre malgré une climatisation quelque peu capricieuse.

Rendez-vous à la station Yurakucho à 9h30 avec David Michaud. Pile à l’heure, devant le forum international, nous avions une petite demie heure devant nous avant de pouvoir louer nos vélos chez Muji. Nous en avons donc profité pour naviguer dans un immeuble dédié à l’art moderne : d’anciens bureaux ont été transformé en ateliers d’artistes, surprenant !

Après avoir remplis nos fiches de location, il était grand temps de rouler sur le bitume tokyoïte en profitant de la brise, bien agréable lorsqu’il fait 40 degrés au soleil. Direction le palais impérial où une horde de touristes chinois se pressaient pour se prendre en photos. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant un temple parfaitement intégré au pied d’un immeuble de 30 étages. David nous expliqua que la ville loue l’emplacement au temple pour y installer les immeubles. Nouveau test ensuite avec un Fanta multi-fruits et franchement, cette boisson était … chimique au possible, à croire que Monsieur Fanta a utilisé ses fonds de cuve pour les mélanger entre eux en y accolant une belle étiquette « multi fruits ». Où sont passés mes Fanta miel-citron et pèche ?

Nous avons déposé nos vélos dans des endroits que je connais bien ensuite puisque nous nous sommes rendus dans le temple le plus haut de Tokyo qui servait auparavant de point de guet en cas d’incendie. Le lieu est tellement paisible et à l’ombre qu’on y resterait bien toute la journée mais la Tokyo tower nous attendait et elle a changé depuis l’an dernier pour de tristes raisons. En effet, le tremblement de terre du 11 mars dernier a fait plier son antenne, assez impressionnant.

Le passage dans les rangées de jizo me paraissait être presque obligatoire, on ne peut que se recueillir devant ce symbole fort en pensant aux personnes que nous avons aimé et qui ne sont plus là. Un jizo est une statue représentant un enfant disparu (mort inutéro ou mort né). Certes, lorsqu’on ne connait pas la signification de ces statues on reste émerveillé par toutes ces couleurs vives mais lorsqu’on connait l’histoire et la symbolique des ces petits personnages en pierre, on ne peut que se taire et rester plonger dans ses pensées…

L’heure du déjeuner approchant, nous enfourchâmes nos bêtes de courses pour rejoindre le Rainbow bridge afin de prendre quelques clichés en hauteur puisque nous nous trouvions à quelques mètres des voitures, dans le pont, sur la nacelle à quelques dizaines de mètres de hauteur.

Tsukiji market a été notre prochain point de rendez-vous, David nous indiqua que depuis cette année, la mairie de Tokyo avait interdit l’accès au marché aux touristes. J’ai bien fait d’y venir l’an dernier, si vous désirez relire mon article sur le sujet, je vous invite à consulter ce billet : D. 16 : il est pas bon mon poisson ?

Halte déjeuner, ce sera sashimi saumon pour moi accompagné d’une bonne Asahi bien fraiche !

Poursuite du périple ensuite avec le quartier de Tsukushima, son petit village entouré de tours gigantesques, de son temple dédié à un arbre centenaire, ses maisons de l’époque d’Edo et de son marchand de baguettes qui a, pour la petit histoire, confectionné les baguettes de Lady Gaga (waouh ! mdr).

Travaillant dans la finance, c’est avec plaisir que nous nous sommes rendus au Topix (bourse japonaise) où je me suis aperçu que l’endroit était bien vide et que derrière les écrans et les murs plein de chiffres, les personnes n’étaient en fait que des figurants ! Point de traders ici, l’immeuble est en quelque sorte un espèce de musée vivant où les chaînes de télévision locale peuvent prendre des plans vidéos lorsqu’elles le souhaitent au lieu de se rendre dans les salles de marché des banques.

Fin limier, David nous emmena ensuite dans un endroit hors du commun. Nous nous sommes baladés dans les couloirs d’une entreprise un peu particulière puisque poussent sur les murs toutes sortes de légumes, on nage en plein dans un potager ! Au rez-de-chaussée, nous avons pu siroter café froid, chocolat froid et jus d’orange. Il est vraiment plein de surprise ce David !

L’après-midi était déjà bien entamée, il était grand temps de filer en direction de Yokohama où nous avons pu découvrir la baie en bateau durant une trentaine de minutes. C’était d’autant plus agréable avec le coucher du soleil. David, le local de l’étape puisqu’il habite Yokohama, nous a emmené dans Chinatown, un quartier qui sent bon l’Orient, par ses couleurs, ses odeurs. Nous avons ensuite diné dans un restaurant que je ne suis pas prêt d’oublier : derrière le comptoir, le cuisiner découpait de fine lamelles de pâtes dans un gros pain de pâte fraiche. David m’avait prévenu, ici on est à Chinatown et quand un menu indique qu’un plat pique, il arrache littéralement la bouche ! J’ai voulu tenter l’expérience en sirotant un peu du bouillon de mon plat, j’ai avalé tout net une graine de piment… Merveilleuse sensation !

Nous avions rendez-vous à 21 heures au Speak Easy et c’est donc avec quelques regrets que nous avons donc quitté David en n’oubliant pas de le remercier pour cette journée de safari hors du commun ! Merci encore David !

Après une bonne trentaine de minutes de train pour arriver à Otsuka et une petite douche, quelle ne fut pas notre surprise de croiser Pascal, accompagnateur ALJ au Speak Easy. Pour certains, la soirée avait déjà bien commencé (!!). Nous avons également fait la connaissance de Julien qui venait d’arriver de France, 30 heures qu’il n’avait pas dormi et il a eu le droit à un Spirytus pour le réveiller ! Ca défrise ! Nous avons bien rigolé en petit comité et à minuit passé, nous nous sommes rendus dans ma chaîne de Curry favorite « Coco house » (non ! pour celles et ceux qui me lisent il ne s’agit pas du même « Coco » qu’à Miyakojima !) pour dévorer un riz curry.

C’est vers 1h30 que chacun rejoigna ses pénates. Rien de prévu demain au programme, on verra en fonction du feeling !

Et pour finir, une petite vidéo en vélo dans les rues de Tokyo :

Share This

About the author

Editeur du blog de jeux vidéo et cinéma Seyth.com, je partage mes avis sans langue de bois sur cet espace. N'attendez-plus et rejoignez-moi sur Twitter

View all articles by Seyth

1 comment

  1. Pingback: D.3 Ca pédale dur sous le soleil – Japon 2012 | Seyth : voyages, Japon, cinéma et séries TV, jeux-vidéos |

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *