Paris Games Week 2011 : on retiendra…

Paris Games Week 2011 : on retiendra…

Cette année encore, la Paris Games Week a réussi à attirer des milliers de visiteurs, qu’ils soient hardcore gamers, casuals ou simples curieux… En planifiant ce salon au début des vacances de la Toussaint, les organisateurs ne s’y sont pas trompés et ont mis dans le mille.

Sur le stand de Nintendo étaient présentés entre autres Zelda Skyward Sword, Super Mario 3DLand, Luigi’s Mansion 2, Resident Evil : The Mercenaries, One Piece Unlimited Cruise, Kirby Mass Attack sans oublier Mario Kart 3DS (!!).

Si il ne fallait en retenir qu’un, je choisirai sans hésiter Super Mario 3DLand. Pour une fois, j’ai pu voir des effets 3D sur la console portable de Nintendo. Jusqu’à présent, j’avais pourtant essayé différents jeux sans voir le réel intérêt de la 3D mais il faut bien l’avouer, ce Mario nouvelle mouture nous offre de très bons moments de jeux. Sur les deux niveaux testés, j’ai ressenti pour la première fois depuis très longtemps le plaisir d’éliminer des goomba en virevoltant sur leur tête. En ce qui concerne la jouabilité, Mario dispose d’un large panel d’actions traditionnelles mais également d’une nouvelle arme puisque le plombier pourra lancer un boomerang pour éliminer ses ennemis à distance ce qui, dans certains cas, s’avérera bien utile. La maniabilité est irréprochable de mon point de vue, on termine les niveaux sans trop se poser de questions en retrouvant ses réflexes.

Pour tous les possesseurs de 3DS, ce nouvel opus de Mario est un futur must-have. Si vous n’avez pas encore acheté la console de Nintendo, il serait peut-être bon d’y songer sérieusement, tant la line-up de Nintendo était de qualité. Mention bien pour Resident Evil : The Mercenaries.

 

Poursuite par le stand Sony Playstation avec cette année un concept Playstation Experience où autour d’une scène centrale se trouvent quelques points de jeux avec PS Move, un petit bac pour les plus jeunes, un gigantesque stand Uncharted 3 sur le côté ainsi que des bornes incluant Battlefield 3 sans oublier, évidemment, la petite vedette du salon, la PS Vita.

La majeure partie du temps, la grande scène était utilisée comme piste de danse en l’honneur de Dance Star Party.

 

Très clairement, les fans de jeux-vidéos tout comme les fans d’Indiana Jones ont été aux anges en rentrant sur le stand d’Uncharted 3 ! Sony Playstation avait recréer un véritable environnement en relation avec le titre de Naughty Dog : caisses de survie, aile, réacteurs, roues d’avion étaient planté de ci de là dans le décor. Franchement, chapeau bas Messieurs les décorateurs, nous en avons pris plein les mirettes. Christophe Balestra en a profité pour monter sur scène et nous faire une petite démonstration de son petit dernier, manette à la main. Un pur régal… Prévu pour le 2 novembre puis le 28 octobre, avant le pont du 1er novembre, il semble qu’Uncharted 3 ne soit disponible finalement que le 2 novembre.

 

Et la Vita me direz-vous ? 10 minutes pour tester la future portable de Sony qui sera disponible en Europe dès le 22 février prochain. Deux jeux testés : Rayman Origins et Uncharted : Golden Abyss.

Au delà des aspects purement techniques de la console que vous devez surement connaître, ce qui frappe en premier lorsqu’on prend la Vita en main c’est son écran multitactile 5 pouces OLED. Un écran d’une dimension très honorable pour une console portable. Malheureusement, je n’ai pu tester que Rayman Origins. Je n’ai ainsi pas pu tester toutes les fonctionnalités de la PS Vita, je me suis simplement amusé à zoomer et dézoomer un peu comme on peut le faire sur un Iphone. En revanche, même si on n’est pas encore à un niveau graphique digne d’une PS3, on s’en rapproche très fortement.

Pour rappel, la PS3 sera disponible à un prix de 249 euros pour le modèle sans fil et 299 euros pour le modèle sans fil / 3G.

 

On ne pouvait pas passer à côté des deux FPS du salon en commençant par une démo de Battlefield 3 sur PC. Je laisserai Cyril vous en parler mieux que moi :

Battlefield… Battlefield, le jeu le plus attendu pour moi. Déjà gros joueur d’anciennes versions tels que Battlefield 2142 ou encore le fameux Bad company 2 (le tout sur PC), je voulais voir de quoi était capable ce petit « Battle ».
Graphiquement le jeu est magnifique surtout la version PC tandis que sur console je dirai que c’est un poil plus beau que son concurrent Modern Warfare 3 (version Xbox plus belle que la PS3). La configuration des touches consoles me parait un peu « bordélique », si j’avais eu le temps j’aurai réorganisé mes touches.
Le seul mode de jeu proposé était un match à mort par équipe dans la ville de Paris, donc malheureusement comme pour la beta (qui n’a rien à voir visuellement) pas de véhicules mais tant pis le jeu est tout bonnement une tuerie, on retrouve le gameplay de Bad company 2, l’esprit des Battlefield c’est à dire le jeu d’équipe (que je n’ai ressenti que sur PC durant ce salon).

 

Pas de jaloux, direction ensuite Call of Duty : Modern Warfare 3. Je vous livre les impressions de Cyril :

Le gameplay est identique au précédent volet de la série, graphiquement c’est beau on note une amélioration par rapport à Black Ops (d’un autre côté avec ce que EA avait montré, Activision se devait de réagir).
Lors de la journée presse je n’ai pu tester que le mode coopération pendant une bonne grosse demi-heure avec un parfait inconnu.
Le but de ce mode de jeu est de repousser les hordes d’ennemis (humains, chiens, hélicoptères, etc.). Au début on commence avec un pistolet, possibilité de ramasser les armes ennemies. Chaque kills rapporte de l’argent qui sera utilisé pour acheter armes, munitions, gadgets (viseur), séries d’éliminations (par exemple, le missile prédator) qui sont répartis sur la map. Une fois la vague ennemie nous avons 30 secondes je crois pour faire notre « marché « , il y a aussi la possibilité d’acheter pendant la phase d’action mais comme vous vous l’imaginez, cela comporte certains risques.
Le travail d’équipe est très important car on peut vite se  retrouver submergé et mourir rapidement. Si on se retrouve au sol, notre camarade peut nous soigner (j’entends par là l’atout 2eme chance de Black Ops pour ne citer que celui-la).
Malheureusement je n’ai pas testé le multijoueur donc je ne sais pas ce qu’il vaut, y aura t-il toujours un système de bridage au niveau du choix de l’équipement des armes comme Black Ops ou si on montait un lance-grenades sur l’arme on ne pouvait pas mettre de viseur (chose que j’ai vraiment apprécié car je ne supportais plus dans Modern warfare 2 les parties où tout le monde jouait aux lance-patates et lance-roquettes).
Pour conclure je reste sur ma faim car j’aurais aimé en découvrir plus sur ce jeu (vous me direz que je n’avais qu’à y retourner le samedi et dimanche, mais faire 2 ou 3 heures de queue pour faire 10 à 15minutes de jeu, très peu pour moi).

Néanmoins, le peu que j’ai vu m’a donné envie d’y jouer.

 

Gros coup de coeur pour Ubisoft qui disposait du plus grand écran plasma du monde (il en existe seulement 3 comme cela).

Antoine Henry (à droite sur la photo), le game designer des Lapins crétins partent en live ainsi que Diego Fernandez-Bravo (à gauche), directeur artistique ont réalisé une petite démonstration du jeu devant un public conquis. Certains ont pu s’essayer sur un mini-jeu où on doit réaliser en groupe la forme adéquate pour remplir la silhouette dessinée à l’écran. Cela donne quelques fois des positions assez loufoques, bien dignes des Lapins crétins.

 

Il fallait à peine faire quelques mètres pour tomber sur un « blockbuster », Assasin’s Creed Revelations qui s’annonce être tout aussi beau que les précédents. Nous n’y avons pas joué faute de temps.

 

Les jeux de danse sont à la mode, on comptait 4 scènes faisant la promotion de ce type de sport : The Black Eyed Peas Experience, Just Dance 3, Dance Central 2 et Dance Star Party.

 

Let’s talk about ESWC (Electronic Sports World Cup) maintenant. Nous avons assisté uniquement à quelques rencontres dont une demie finale féminine Counter Strike 1.6 qui opposait les Millenium contre les GamerHouse (Brésil) ainsi que la finale entre les Millenium et Ubinited (Etats-Unis). Bien qu’elles se soient très bien débrouillées en demie, les Françaises n’ont jamais vraiment pu faire parler leur talent dans une finale à sens unique où les Ubinited ont été intraitables.

 

Il y avait également les compétitions de BMX et de rollers, ne les oublions pas et les pro-riders ont fait le show !

 

Ce qu’on a apprécié :

  • l’ambiance générale du salon
  • la line-up de qualité proposée par l’ensemble des éditeurs
  • le concept et le stand Playstation Experience avec sa scène et ses animateurs déchainés
  • les compétitions e-sport avec la présence de l’ESWC : quel plaisir de voir les Millenium en finale sur CS 1.6 et Stefano devenir champion du monde sur Starcraft 2
  • le buzz du salon : la PS Vita, incontestablement. Une nouvelle console sur un salon c’est toujours un événement très attractif
  • la majeure partie des stands très bien décorés, aux couleurs chatoyantes : je ne sais pas vous mais cela donne la banane de se balader au milieu de bornes de jeux dans des environnements aussi sympathiques
  • la compétition FISE : les « riders » ont mis le feu sur le skatepark en enchaînant leurs tricks favoris, j’ai toutefois trouvé le public un peu mou du genou

 

Ce que l’on n’a pas trop apprécié :

  • la foule : impossible de se déplacer dans les allées par moment, agoraphobes s’abstenir !
  • les prix exorbitants des sandwitchs et autres boissons : Paris Games Week ne gère pas les services tels que la restauration mais c’est dommage de voir des prix aussi prohibitifs pour un bout de pain, un morceau de jambon et une tranche de gruyère.
  • la plage d’ouverture : pourquoi ne pas prévoir de faire une grosse nocturne durant un jour par exemple le samedi soir jusqu’à minuit. Le salon pourrait se désemplir durant la soirée laissant aux visiteurs l’occasion de tester leurs jeux favoris sans se bousculer
  • le prix au mètre carré pour les exposants : ainsi, Konami et Square Enix n’ont pas fait le déplacement et c’est bien dommage car ils disposent de jeux fabuleux
  • l’absence de scène sur le stand Nintendo qui s’est limité à présenter ses futurs bébés en disposant des rangées de bornes de jeux : j’ai trouvé l’ambiance très molle sur leur stand.

 

Quelques chiffres :
  • 180 000 visiteurs sur 5 jours (vs. 120 000 l’an dernier)
  • 22 000 mètres carrés (vs. 14 000 mètres carrés en 2010)
  • 1 500 places assises pour les spectateurs des compétitions de l’ESWC

 

A l’année prochaine au parc des Expositions ? Non, je pense que le hall 1 remplira parfaitement l’objectif 🙂

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