The Last Of Us : la nouvelle tuerie de Naughty Dog

The Last Of Us : la nouvelle tuerie de Naughty Dog

Retournons jouer à cache cache un instant dans un univers rongé par un mal mystérieux. The Last Of Us fait mouche : un sans faute sur toute la ligne. Faites gaffe, accroupissez-vous je vois un infecté là-bas, suivez-moi et ne faites pas de bruit.

Quand Naughty Dog travaille sur un jeu, le studio ne fait pas les choses à moitié.

Petit retour en arrière : la première impression étant toujours décisive, les équipes de Christophe Balestra et de Evan Wells nous avait pondu un trailer qui fit mouche lors des Video Game Awards 2011. Cette vidéo avait alors fait beaucoup parler d’elle et la communauté de joueurs PS3 attendait la nouvelle licence de Naughty Dog de pied ferme.

The Last Of Us : un jeu magnifique

Un jeu magnifique Lorsqu’on insère le disque dans le lecteur de sa PS3, on s’attend à se balader dans de beaux décors. Je me suis même remémoré ô combien Uncharted 3 m’avait scotché niveau graphismes. Et bien on est reparti pour un tour avec The Last Of Us avec des jeux de lumière qui magnifient l’expérience de jeu. On peut le dire, les employés de Naughty Dog sont de véritables artistes car arriver à faire d’un jeu un tel spectacle, ce n’est clairement pas à la portée de tous les studios de développement.

Nous avions eu droit à quelques trailers depuis décembre 2011 et même si je n’avais pas voulu en voir trop, la scène de la ballade en forêt m’en avait mis plein la vue. C’était sans compter sur l’intégralité de l’aventure qui nous plonge dans des environnements divers et variés, tous plus beaux les uns que les autres.

Voilà pour l’environnement de jeu mais qu’en est-il des personnages ? Aucun souci particulier de ce côté là non plus, les principaux protagonistes et l’ensemble des PNJ sont plus vrais que nature même si, il est vrai, quelques petites améliorations pourraient être apportées.

Un scénario solide et immersif

Scenario

Dans un monde ravagé par une terrible pandémie et où les rescapés se sont réfugiés dans des zones de quarantaine derrière des murs de plusieurs mètres de haut, vous devrez sortir de cette zone de confort (et encore !) et tracer votre route dans un environnement impitoyable. Tout cela pourrait paraître bien linéaire si The Last Of Us n’offrait qu’une histoire sans saveur… Naughty Dog a pondu un petit bijou scénaristique qui démarre d’entrée de jeu avec une introduction du feu de Dieu qui permet de plonger le joueur directement dans l’aventure : un régal.

De fil en aiguille, hormis l’histoire principale qui défilera en même temps que notre progression, on pourra ramasser de ci de là différents objets (carnets de bord, pages arrachées) qui nous en apprendront plus sur cette fameuse pandémie.

Le gros point positif de cette aventure c’est que vous ne voyagerez pas seul : alors que vous incarnerez Joël, un vieux briscard proche de la cinquantaine qui a fait les quatre cent coups, vous ferez la rencontre de Ellie, une jeune fille débrouillarde qui n’a pas sa langue dans sa poche. Tout deux, vous devrez partir à l’aventure et affronter les hordes d’humains métamorphosés en monstres sanguinaires. Vous vous prendrez très vite d’affection à la fois pour Ellie mais également pour Joël, à ce moment là, il y a fort à parier que vous aurez bien du mal à lâcher votre Dualshock et laisser ce duo de choc car vous souhaiterez en savoir plus sur cette histoire et arriver au bout de cette aventure magistrale en un seul morceau.

Une bande son très soignée

Santaolalla

Je ne sais pas ce qu’il faudrait de plus pour faire de The Last Of Us un long métrage tant il dispose d’atouts qui pourrait lui permettre une retranscription sur grand écran. La bande son, magistrale, a été créée par Gustavo Santaolalla a qui on doit notamment les bandes son de 21 grammes, Brokeback Moutain. C’est très beau, des petits dimants qui viennent se greffer astucieusement autour de ce joyau qu’est The Last Of Us.

 

Un gameplay au taquet

Un gameplay jouissif

Pour profiter pleinement du jeu, le mode difficile serait le plus recommandé. Inutile de la jouer bourrin avec ce niveau de difficulté ou vous allez vite comprendre votre douleur. Deux mots à toujours avoir en tête : économie et silence. Dans ce monde décimé, il vous sera délicat de trouver la moindre munition ou quelques pièces pour améliorer votre armement. Aussi, il vous faudra être discret et vous faufiler à travers un bestiaire de haute volée.

 

Des ennemis coriaces

Attention aux clickers

Au premier stade de l’infection, il y a les runners. Bien rapides, ils vous attaqueront généralement en bande ce qui rend les phases de combat assez tricky ! Viennent ensuite les stalkers qui sont tout aussi rapides que les runners mais un peu plus coriaces. Le troisième stade de la maladie feront des infectés de véritables monstres : les clickers pourront ainsi vous tuer en un coup. Une méthode simple pour s’en débarrasser au corps à corps : leur planter une lame à la base du cou. Les bloaters sont des clickers très évolués. Ces golgoths sont pourvus d’une force redoutable. Le bruit émis par les clickers, des sortes de petits cliquetis bien reconnaissable, vous fera certainement frémir plus d’une fois.

Vous comprenez maintenant pourquoi il faudra mieux se déplacer en silence que tenter de jouer les Rambo ?!

En conclusion

Je vous conseillerai d’avoir le temps nécessaire pour terminer The Last Of Us et ainsi profiter pleinement de l’aventure que vous propose Naughty Dog.

Vous l’aurez compris, ce jeu est un must-to-play-asap !

Allez, on va traverser ensemble ce couloir lugubre sur la pointe des pieds, regardez bien à droite pendant que je surveille la gauche et tendez l’oreille, on ne sait jamais ce qu’il y a là-bas, au fond, tapis dans le noir… La suite vous appartient, bonne chance et surtout soyez prudents !

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