Tomb Raider : le meilleur jeu de début 2013

Tomb Raider : le meilleur jeu de début 2013

OK, avec Tomb Raider, on touche à un Saint Graal là les mouflets. Vous usiez encore vos fonds de culotte sur les bancs de l’école que Lara virevoltait déjà avec allégresse dans la joie et la bonne humeur au fin fond de cavernes infestées de bad guys. Yo, Eidos nintey six representz buddy ! Elle a poursuivi son bout de chemin avec des hauts et pas mal de bas et depuis quelque temps déjà, elle s’était sagement planquée dans le placard à balais en attendant que quelques pervers scandent son nom pour qu’elle refasse surface et bien c’est chose faite.

Tomb Raider

Non mais allô quoi c’est quoi ce test ?

Bon, avec Tomb Raider, on va se calmer un minimum et revenir aux bases que tout le monde connait donc on va zapper allègrement cette partie parce que j’ai la flemme si vous le voulez bien, de toute manière vous n’avez pas le choix c’est mon blog je fais ce que je veux et j’écris ce qui me passe par le tête sans réfléchir. Vous vous attendiez à un test de Tomb Raider ? Mais allô quoi (note pour moi même : penser à regarder un épisode des Anges avec Nabilla quand j’aurais le temps), t’as un blog et t’écris ce que tu veux quoi ?

Bon assez déliré, Lara est de retour dans un vingt troisième opus (peut-être trente six je ne sais plus) sauf qu’elle revient dans un reboot. Ah désolé vous le saviez déjà c’est bien ce que je vous disais.

Pour résumer en quelques mots une description de la petite Lara : jeune – tendre – <3 avec la corde de son arc – naïve – agréable à regarder (tu interpréteras cela ami lecteur comme tu le souhaites).

En ce qui concerne le pitch , rien de bien compliquer à comprendre : un bateau qui s’échoue sur une île proche du Japon (ô joie), des gorilles embrumés adeptes de la gâchette ou de la fléchette (NDLR: oui la rime est pauvre), un mythe poussiéreux (je ne te gâcherai pas le plaisir lecteur même si je sais que tu as surement déjà platiné le jeu), des sauts de cabris dans des décors japonisants, des gunfights endiablés, pif paf poum vous savez tout … et rien à la fois.

D’aucuns diraient que cette trame quoiqu’un peut simpliste a le mérite de plonger le joueur dans l’action et cela dès les premières secondes de l’aventure. Une fois ces bases posées et ces quelques lignes un tant soit peu folichonnes écrites, Tomb Raider ne mérite pas que je tombe dans la facilité en laissant filer ma plume au gré de ma folie du moment. Square Enix et les studios de Crystal Dynamics ont redonné vie à Lara, pimpante jeune aventurière à la poursuite d’un ancien mythe japonais. Je peux vous dire que cela faisait pas mal de temps que je ne m’étais pas laisser happer par un jeu de la sorte et cela pour plusieurs raisons.

Tomb Raider

Tomb Raider

Désolé je m’égare un peu, pas de soucis, voilà mes impressions sur ce jeu pas comme les autres.

Une progression linéaire bien pensée

On connaissait le feu de camp de Koh Lanta mais pas celui de Lara. Cette dernière aura tout loisir de se réchauffer près d’un bon feu tout au long de son aventure (vous en trouverez environ une vingtaine tout au long de votre progression). J’ai trouvé ce système bien sympathique puisque à chaque fois que vous viendrez réchauffer vos mimines abîmées près des flammes, vous aurez le choix entre trois menus

  • Compétences : trois sous-menus s’offriront à vous et vous permettront d’acquérir de nouvelles capacités (utiliser son piolet au corps à corps, pouvoir ramasser plus d’objets ou obtenir plus d’expériences dans les boites, avoir le don d’ubiquité ou presque, etc.). Quelques compétences se débloquent dès que vous aurez acquis un nombre de compétences précis
  • Voyage rapide : vous avez raté un tombeau sur votre parcours, pas de panique, prenez la pilule bleue et vous vous télé transporterez avec Spock à l’endroit de votre choix
  • Armement : améliorez votre arsenal au fur et à mesure en récoltant des pièces spécifiques ou des points d’expériences dans les boites dissimulées dans le paysage 

Je vous conseille de prendre rapidement le mode piolet au corps à corps, assez utile quand vous avez un ennemi à trente centimètres.

Le gameplay est sensiblement le même que celui d’un Uncharted en ce qui concerne les phases de gunfights (système de tir, QTE). Vous pourrez avancer en mode panzer ou bien en version furtif. J’ai surtout privilégié le mode Solid Snake en utilisant majoritairement l’arc et ses multiples évolutions : de la flèche basique à la flèche au napalm en alignant les headshots pour le fun. Bien que le mode difficile soit au final un peu dénué de challenge, canarder à tout va en alertant toute la map n’est pas une très bonne solution dans ce type de mode puisque la gestion des ennemis au corps à corps n’est pas aisée.

Tout est fait pour que vous progressiez de manière linéaire sans trop de stress au départ en alignant par exemple quelques kills rapides sur vos potes archers. En arrivant sur la fin du jeu, il a tout de même fallu quelques fois que je m’y reprenne plus d’une fois pour arriver à éliminer une horde de fous furieux mais rien d’insurmontable fort heureusement.

Jouer avec les éléments du décor est aussi joussif : lorsque vous pensez être dans une très mauvaise posture, rien de mieux que de voir trois raclures sauter après que votre flèche ou votre balle est touché un baril d’essence. Du beau gameplay c’est moi qui vous le dit.

Tomb Raider

Des paysages d’une grande richesse et de toute beauté

Je n’avais pas souhaité trop en savoir sur ce Tomb Raider, de peur d’être un peu déçu je dois bien l’avouer même si j’avais évidemment pu m’extasier devant les trailers officiels. Si je savais que l’aventure se déroulerait sur une île proche du Japon, j’étais loin de me douter que je retrouverai tout un tas de décors somptueux japonisants comme les tori, les lanternes, les châteaux et tant d’autres détails comme certaines pièces de collection ainsi que leur descriptif associé. Très bonne surprise.

Hormis ces éléments de décor, j’ai été bluffé par la variété de paysages proposés dans ce jeu : forêts, grottes, plages, montagne et j’en passe; on en prend plein les yeux d’autant plus que nous avons le droit également à un changement radical au niveau des couleurs, du lever au coucher du soleil. Rien à dire, on n’a plus qu’à apprécier le spectacle

C’est peut-être la première fois qu’un jeu-vidéo m’aura donné autant envie de visiter des lieux créés de toutes pièces. Vous voilà prévenus !

Tomb Raider

Des énigmes amusantes à la portée de tout un chacun

Tomb Raider sans énigme, c’est comme « une fille qu’a pas d’shampoing » ! Plus sérieusement, si le jeu est plutôt orienté action, il propose néanmoins un certain nombre de quêtes (allumer le feu sur dix statues éparpillées dans différents lieux par exemple) ou l’exploration de différents tombeaux mystérieux plus ou moins cachés. Les énigmes sont loin d’être difficiles à résoudre mais elles offrent l’avantage d’alterner les phases de gunfights et les phases de réflexion pour le joueur qui le souhaite et je trouve cela très bien. De petits moment de répis dans des endroits où vous en prendrez aussi plein la vue, enfin un peu moins car vous serez quelques fois plongé dans le noir. Heureusement, Lara pourra compter sur des torches pour se frayer un chemin dans l’obscurité et même recouverte de sang, elle ne reculera devant rien !

Tomb Raider

Tomb Raider un très bon jeu oui mais…

Si le reboot de cette série phare m’a littéralement convaincu, ce n’est pas pour autant qu’il aurait pu mettre la barre un tout petit peu plus haut.

En effet, je ne sais pas en combien de temps j’aurais terminé le jeu si j’avais choisi de passer par le mode facile ou normal. En mode difficile et en prenant mon temps pour terminer le jeu à 70%, cela a du me prendre une quinzaine d’heures. Certes, il me reste 30% du jeu à « découvrir », achever de nombreuses quêtes. Néanmoins, je ne plaindrais pas puisque je trouve que la difficulté du jeu colle relativement bien avec la physionomie de l’aventure : avoir trente ennemis à gérer sur l’écran ne paraîtrait pas très crédible.

Vous l’aurez remarqué, je n’ai pas dis un mot sur le mode Multijoueur de ce Tomb Raider et pour cause : même si ces modes de jeux ont pour effet d’allonger la durée de vie, je n’ai jamais été fan et une fois n’est pas coutume, je n’ai même pas testé ce pan là du jeu.

J’ai également pu noter quelques bugs d’affichages sur PS3, rien de monstrueux, c’est juste pour chercher la petite bête.

Enfin, le point le plus pénalisant c’est surement le scénario / dialogues. Je m’attache aussi bien sur le fond que sur la forme et là, il y a un décalage net. Une mythologie japonaise, je valide. Une secte d’illuminés j’ai plus de mal là. Le coup de la force magique surnaturelle j’ai encore plus de mal. Un peu d’exotisme pourquoi pas mais je trouve que là, le dosage est un peu raté.

Le jeu de ce début d’année : oui, j’ai surkiffé

Si vous ne deviez acheté qu’un seul jeu et avant de profiter un peu du Printemps, Tomb Raider est sans conteste pour moi le jeu que vous devriez posséder dans votre ludothèque !

Incontestablement Tomb Raider est le jeu de ce début d’année et je pèse mes mots. Envoûtant, dynamique, fabuleux, prenant, je ne regrette qu’une chose : l’avoir terminé.

J’ai surkiffé les phases de gunfights en petit comité armé(e) de mon arc : un moyen d’éliminer mes ennemis dans le silence le plus absolu.

J’ai surkiffé améliorer mon armement au fur et à mesure même si j’aurais aimé plus de possibilités de customisation concernant mon arc.

J’ai surkiffé en prendre plein les yeux à chaque niveau même si certains d’entres eux sortes du lot.

Enfin, j’ai surkiffé revivre des moments épiques avec Lara, celle que je magnais déjà dans sa salle d’entraînement il y a 16 ans déjà.

Le Jeu Vidéo est un art je me tue à la dire : si il offre la possibilité aux réalisateurs et aux scénaristes d’offrir aux joueurs des expériences de vie fantastiques (n’ayons pas peur des mots), il permet aussi à certain(e)s de voyager dans le temps et de se remémorer avec émotion certains instants précieux car d’innombrables souvenirs restent profondément et solidement ancrés en nous et en reprenant le paddle pour incarner certaines icônes du Jeu Vidéo comme Lara Croft, c’est souvent avec nostalgie qu’on repense à quelques anecdotes d’antan. Pour redevenir un peu moins sérieux afin de terminer comme on a commencé, moi je dis Lara est bel(le) et bien back dans les bacs. Et comme dirait quelqu’un que je connais bien…

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Editeur du blog de jeux vidéo et cinéma Seyth.com, je partage mes avis sans langue de bois sur cet espace. N'attendez-plus et rejoignez-moi sur Twitter

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